Grosse chaleur pour François

WRC 2010Même si tout s’est bien passé dans la première spéciale où François faisait jeu égal avec les deux pilotes officiels, il n’en fut pas de même lors de la seconde.

Après un super départ dans cette spéciale (il était en tête au premier split), un cardan céda et la Focus se retrouva en deux roues motrices. Pas l’idéal pour terminer la boucle.

 

En effet, à ce moment-là, je me suis retrouvé en propulsion, je n’avais plus toute ma puissance et seule une roue avant freinait. Pas l’idéal avec les kilomètres qu’il restait avant de rentrer au parc. En tout, nous avons perdu deux minutes dans l’aventure.

Lors de la deuxième boucle, d’autres petits soucis sont apparus. Tout d’abord, ma pédale de gaz qui restait coincée à 3000 tours, autant dire que dans les vignes, ce n’était pas rassurant.

 Ensuite, en fin de journée, le ventilateur ne fonctionnait plus, ce qui entraînait une surchauffe du moteur qui passait immédiatement en mode de sécurité.

 À la dernière assistance, l’équipe découvrait que le pédalier était plié, sans doute des séquelles de la Finlande…

 Le samedi matin, nous voulions augmenter un peu le rythme, mais très vite des vibrations à l’avant sont apparues. Néanmoins, cela ne nous empêcha pas de devancer Mikko dans les premiers chronos et même d’être devant les deux pilotes Ford dans Panzerplatte.

 Pour cette longue étape, nous sommes partis sur un bon rythme, mais les modifications apportées à la voiture me convenaient un peu moins, nous perdions du temps sur Jari. À mi-spéciale, nous avons reçu les splits de Solberg, il revenait comme un avion et notre but était de garder notre cinquième place.

Malheureusement, dans un virage à droite abordé un peu vite après un sommet, nous sommes partis en tonneau.

Le choc fut très violent: 9 g à la télémétrie (force de pesanteur qui permet de définir le poids d’un objet proportionnellement à la masse où  « g » représente l’accélération de la pesanteur). Nous ne pouvions pas ouvrir les portes car nous étions coincés entre deux rochers, j’ai dû passer par mon carreau arrière et ensuite, tirer Denis par les jambes. Tout ça dans la panique, car le réservoir était éclaté et cela sentait l’essence dans la voiture, nous avions peur qu’elle prenne feu.

 Denis souffre de deux côtes cassées et moi, de deux petites fractures à l’omoplate. Nous espérons être rétablis assez vite, nous travaillons déjà pour l’Alsace, mais pas sûr qu’il y ait encore une voiture disponible chez M-Sport, si pas, je veux être en Espagne.